Couper les liens toxiques

On retrouve bien souvent ce titre impactant un peu partout dans les articles de psychologie, mais nous n’en comprenons pas vraiment le sens complet.

J’aimerai donc rectifier avec vous et reprendre chaque mots importants que sont : couper dans l’idée de rompre, stopper, mettre un terme à, toxiques dans le sens de néfaste pour soi, polluant, étouffant et le plus important, bien souvent le terme qui est mal compris d’ailleurs, les liens dans la notion d’attachement, d’échange relationnel et d’affect et NON de personnes.

Couper un lien toxique pourrait donc vouloir dire, rompre une manière d’interagir avec une personne (ou une addiction, une émotion, un évènement) qui est néfaste pour soi, son bien-être et son socle de sécurité, peu importe le type de lien qu’il soit familial, amical ou émotionnel.

Et alors dans cette vision plus large et plus consciente, nous pouvons enfin prendre la mesure de l’acte en étant moins extrêmeprendre le pas sur le sentiment de culpabilité qui est souvent associé à l’acte, et ainsi agir plus solidement. Il existe bien des outils ou des méthodes, utiles et adaptés à chacun, comme par exemple les bonhommes allumettes de Jacques Martel ou des exercices de visualisation positive et affirmative.

Mais sans tomber dans les travers ésotériques, dont beaucoup tirent profit, je retiens essentiellement qu’à un moment donné de nos vies, il est important de se choisir, de se poser les bonnes questions et d’acter enfin ce choix. La meilleure méthode revient donc à nous-même, en nous priorisant et en définissant nos limites puis en les exprimant, nous mettons déjà en place une sorte de distance nécessaire à notre émancipation au lien.

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Et alors dans cette vision plus large et plus consciente, nous pouvons enfin prendre la mesure de l’acte en étant moins extrêmeprendre le pas sur le sentiment de culpabilité qui est souvent associé à l’acte, et ainsi agir plus solidement. Il existe bien des outils ou des méthodes, utiles et adaptés à chacun, comme par exemple les bonhommes allumettes de Jacques Martel ou des exercices de visualisation positive et affirmative.

Mais sans tomber dans les travers ésotériques, dont beaucoup tirent profit, je retiens essentiellement qu’à un moment donné de nos vies, il est important de se choisir, de se poser les bonnes questions et d’acter enfin ce choix. La meilleure méthode revient donc à nous-même, en nous priorisant et en définissant nos limites puis en les exprimant, nous mettons déjà en place une sorte de distance nécessaire à notre émancipation au lien.

J’aimerais partager avec vous un échange riche et salvateur que j’ai pu avoir avec une thérapeute sophrologue, Miss Sophro dont j’affectionne la vision claire et les métaphores ludiques. En réalité, j’avais déjà les clés en moi, mais elles n’arrivaient pas à émerger, dans le remous des va et vient incessants de mes marées émotionnelles.

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En simplement 4 grandes interrogations, comme reprit suite à mon échange, nous pouvons situer et définir le lien qui existe avec l’autre, et bien entendu il sera alors plus ou moins simple, et selon le rythme de chacun, de couper ce lien.

La responsabilité ascendante

Nous ne sommes pas responsables de nos parents, de leur vie, de leurs choix et de leurs dysfonctionnements, selon certaines croyances notre âme les aurait choisis avant même de nous incarner, mais même sans considérer cela, il est important de nous rappeler qu’ils sont là pour nous faire travailler sur nous et nous donner l’opportunité de guérir et d’évoluer, afin de devenir des adultes conscients.

La responsabilité descendante

Nous ne sommes pas non plus responsables de la vie et des choix de nos enfants, nous avons juste le devoir de les conduire le mieux possible jusqu’à leur autonomie car ils nous sont confiés par la vie, ils ne nous appartiennent pas et nous n’avons donc aucune attente à avoir envers eux.

L’obligation envers l’autre

Nous ne sommes pas obligés d’aimer nos parents, nos frères et sœurs, les membres de notre famille ou plus large encore nos collègues de travail, voisins ou personnes avec qui nous avons un lien non consciemment choisi, nous devons simplement les respecter en tant qu’être, cela s’arrête là.

L’obligation envers soi

Nous ne sommes pas obligés d’être parfaits, nous sommes sur Terre pour évoluer le plus consciemment possible, et s’il est nécessaire de mettre de la distance face à des personnes qui utilisent le lien de manière toxique ou manipulatrice, c’est notre responsabilité de le faire, que ce soit familial, amical ou professionnel.

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Nous avons toujours de la difficulté face à quelqu’un qui nous culpabilise, c’est humain tout simplement, mais ce qui diffère de chacun, c’est notre stabilité émotionnelle à faire face à cela. Au Tibet par exemple, le mot culpabilité n’existe pas. Ils font des erreurs, ils s’en purifient puis c’est terminé, ils ne traînent pas cette expérience comme un boulet toute leur vie. Ils coupent, réinventent, renouent et tissent de nouveaux liens, le tout dans l’empathie et la gratitude pour l’apprentissage tiré de l’expérience du lien.

Lorsque nous prenons conscience qu’un lien est néfaste, mais que ces 4 points ne sont pas suffisamment solides, nous pouvons dans un premier temps exprimer notre ressenti (cf. mon article sur L’affirmation de soi), s’exprimer clairement rend service car on devient pédagogue, on utilise le lien comme un terrain d’échange mutuel.

Mais si notre demande ou nos émotions ne sont pas entendues, malgré le fait d’avoir nommé nos possibilités et nos besoins, et que l’autre agit comme si nous n’existions pas en tant qu’Être qui a son mot à dire, alors nous sommes bien dans un lien de manipulation opportuniste ou d’attente néfaste, où l’autre est nié dans son existence, il est juste un objet qu’on exploite.

Il est malheureusement très courant, sous prétexte de lien du sang ou à travers des failles telle que la dépendance affective, que l’on oblige certains à devenir les serviteurs des autres. Et d’opposer un refus à leur demande, ce n’est pas dire Non à la personne, c’est dire Non au lien toxique par lequel il veut nous maintenir. Et parfois par le dernier brin du lien qui nous lie, nous sommes contraints de tout couper, comme un strike relationnel afin de gagner notre liberté.

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Prenons l’exemple d’une personne qui vient faire le ménage chez vous, et vous trouvez que ce n’est pas bien fait, si vous la congédiez sans lui dire pourquoi, vous ne la faites pas grandir, vous couper la relation et non le lien en ciblant la personne, sans donner une chance de le réinventer, elle perd alors sa chance de grandir, elle ira surement recommencer ailleurs ses imperfections et se fera virer de nouveau, allant d’échecs en échecs sans garder un emploi fixe.

Bien sur mettre des limites nous affecte, mais c’est pourtant nécessaire pour notre survie et prendre la mesure constructive de cet acte nous permet de soulager les 4 points évoqués plus haut, prendre soin de soi et se sentir aligné.

« Je suis responsable de ce que je dis, pas de ce que tu comprends. »

Didier Castellon.

Pour conclure, nous ne sommes pas responsables des dysfonctionnements de l’autre, nous sommes responsables de notre bonne santé morale et physique. Noter nos choix vitaux par écrit peut être un bon exercice et ensuite nous tenir à ce que nous pensonsêtre en accord avec nous, toujours rester droit dans nos bottes afin de garder nos limites saines et une juste distance comme un thérapeute avec ses patients.

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